Dimanche 1 août 2010
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La non-ballade du barman
Je sais pas ce qui m'arrive. Je me sens fatigué, fatigué.
Je sais pas ce qui m'arrive.
Je crois que je deviens trop vieux pour ces conneries.
Cent piges ! J'ai cent piges demain !
Tu te rends compte ?
Je me sens fatigué.
Je crois que je vais rester à la maison ce soir.
J'ai pas la force de ... non, j'en peux plus.
Cent piges et toujours là, à bosser tous les soirs,
Dans ce club miteux. J'ai même pas une mutuelle !
Je suis fatigué. Ne m'attend pas ce soir.
Tant pis pour le fric, tant pis.
Ce soir, je dors, je dors, je dors.
Je me sens fatigué, si fatigué.
Par elie
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Publié dans : poèmes
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Dimanche 1 août 2010
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18:31
Une fois n'est pas coutume, allez ! Je vous propose un poème de Théophile Gautier, en "phase" avec l'actu (???).
Misère, misère, dame misère...
Carmen
Carmen est maigre, - un trait de bistre
Cerne son œil de gitana.
Ses cheveux sont d’un noir sinistre,
Sa peau, le diable la tanna.
Les femmes disent qu’elle est laide,
Mais tous les hommes en sont fous :
Et l’archevèque de Tolède
Chante la messe à ses genoux ;
Car sur sa nuque d’ambre fauve
Se tord un énorme chignon
Qui, dénoué, fait dans l’alcôve
Une mante à son corps mignon.
Et, parmi sa pâleur, éclate
Une bouche aux rires vainqueurs ;
Piment rouge, fleur écarlate,
Qui prend sa pourpre au sang des coeurs.
Ainsi faite, la moricaude
Bat les plus altières beautés,
Et de ses yeux la lueur chaude
Rend la flamme aux satiétés.
Elle a, dans sa laideur piquante,
Un grain de sel de cette mer
D’où jaillit, nue et provocante,
L’âcre Vénus du gouffre amer.
Théophile Gautier (1811-1872)
Photo : Francesca Zambello (Telegraph, 2008)
Par elie
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